L'atelier-maison Giscard a été légué en 2005 à la ville de Toulouse. F. Scheiber / 20 minutes
patrimoine Des habitants lèguent leurs biens à leur commune
«On n'a pas l'habitude de recevoir une telle somme», s'étonne encore Jean-Louis Brousse, le maire de l'Isle-en-Dodon. Cette commune du sud-ouest toulousain a reçu début janvier un chèque de 100 000€ pour la restauration de son église. «Le donateur réside dans le village, raconte l'édile. Il a fait un geste pour son bourg qu'il a toujours apprécié.» Chaque année, les mairies reçoivent des dons de leurs administrés, la plupart étant des legs culturels ou immobiliers... souvent soumis à conditions.
Blagnac a ainsi hérité dans les années 80 de six appartements en centre-ville. «Le testament de cette dame âgée, sans héritier, était destiné aux œuvres sociales de la ville, explique la municipalité. Ses conditions étaient que ces logements soient destinés aux personnes âgées et que sa tombe soit entretenue par nos services.»
L'héritage de la fabrique Giscard
Les donateurs lèguent des objets qu'ils estiment témoins de la vie quotidienne et culturelle d'une époque. L'an dernier, la ville de Toulouse a accepté 21 dons culturels. Deux sont aujourd'hui au musée Georges-Labit, les autres au musée Paul Dupuy. Le plus important reste incontestablement celui de la fabrique Giscard. En 2005, Joseph Giscard, dernier descendant de la famille du sculpteur d'art religieux, a légué à la ville l'atelier de fabrication et les biens immobiliers, statues, moules sculptures s'y rattachant. «Le don était conditionné par l'entretien du site. Mais aussi par sa valorisation en tant que lieu de mémoire de l'activité des ateliers dédiés aux métiers d'art des maisons Giscard et Virebent, rappelle Vincentella de Comarmond, adjointe à la culture. Avant de développer un projet, il est nécessaire de procéder à d'importants travaux de mise aux normes de sécurité et d'accessibilité au public.» Une étude de faisabilité est en cours pour pouvoir rouvrir un jour ce site qui accueillait jusqu'à 50 ouvriers dans les années 20.
julie rimbert
Bienfaiteurs
A la fin du XIXesiècle, la famille Ozenne a légué à la mairie l'hôtel d'Assézat afin d'y installer les académies et sociétés savantes de la Ville rose. Autre donateur célèbre: le collectionneur Georges Labit, passionné par les civilisations de l'Orient, dont les descendants léguèrent en 1919 à la commune les collections et le musée qui porte aujourd'hui son nom.
see more montre marque at copie de montre
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire