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dimanche 24 avril 2011

France - Jumelles disparues - nouvel appel à témoin

Livia (à droite) et Alessia (à gauche).
Livia (à droite) et Alessia (à gauche).
Crédits photo : HO/AP

Les enquêteurs pensent que le père, qui a enlevé les fillettes le 30 janvier, a pu passer une nuit dans la région de Montélimar. Un appel à témoin pour étayer cette piste a été lancé.

La police a peut-être découvert une nouvelle étape du périple Matthias Schepp, le père suisse qui a enlevé ses jumelles le 30 janvier dernier avant de se tuer. Un nouvel appel à témoin pour étayer cette piste a été lancé vendredi. Les enquêteurs pensent avoir localisé Matthias Schepp dans la Dr?me, dans la région de Montélimar, entre le dimanche 30 janvier au soir et le lundi 31 janvier au matin. Les personnes qui pensent l'avoir vu sont invitées à joindre la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille 24 heures sur 24 en composant le 08 05 01 07 07.
?Un faisceau d'éléments? suggère que le père des jumelles a quitté l'autoroute A7 à Montélimar le dimanche et qu'il a repris la même voie le lendemain, au même endroit, précise-t-on de source proche de l'enquête. Les enquêteurs sont convaincus que Matthias Schepp a pu dormir dans un h?tel ou se restaurer. Ils espèrent recueillir des témoignages sur ce passage.

Rien n'étaye la piste d'une complicité en Corse

Matthias Schepp s'est suicidé le 3 février en se jetant sous un train à Cerignola, en Italie. Mais les enquêteurs n'ont retrouvé aucune trace des jumelles. Avant de mettre fin à ses jours, Matthias Schepp a envoyé plusieurs lettres à son ex-femme, dont une dans laquelle il avoue avoir tué leurs filles.
Du périple de l'ingénieur, les enquêteurs savent qu'il est parti le 30 janvier de Saint-Sulpice, dans le canton de Vaud, en Suisse, en enlevant ses fillettes de 6 ans, Livia et Alessia. L'homme de 43 ans, qui vivait mal la séparation d'avec son épouse, s'est rendu avec elles à Marseille, où il a retiré de l'argent dans plusieurs distributeurs. Puis, il a acheté trois billets de bateau qui devaient le conduire à Propriano, en Corse.
Si plusieurs témoins mentionnent sa présence sur le navire ?Scandola?, aucun élément concret (photo, vidéo, traces ADN) en dehors des témoignages ne permet d'affirmer avec certitude que les fillettes étaient à bord ou ont débarqué en Corse. Rien ne prouve non plus avec certitude l'existence d'une complicité ou la présence réelle d'une femme au c?té de Matthias Schepp lors de son périple sur l'?le de Beauté. Le père a ensuite rejoint Bastia, puis Toulon, avant de se diriger vers le sud de l'Italie pour se tuer.


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lundi 18 avril 2011

Un jour, Adeline est partie à New York, pour chanter

Quelle a été ta vie en France ? J’ai grandi à Bobigny. Mon père est originaire de La Martinique et ma mère du le Lot, dans le Sud-Ouest de la France. J’ai donc des origines mixtes et j’en suis très fière. J’ai grandi au contact de deux cultures, dont je me sens très proche. Je suis la dernière de 4 enfants. J’ai toujours voulu être chanteuse. Il me semble que ?a a été une évidence depuis mon plus jeune age. La musique est un élément très présent, voire essentiel de ma famille : mon père jouait de l’harmonica, mon grand-frère joue de la guitare et tout le monde chante. Mon deuxième frère, Régis, a fait partie de la chorale des Petits écoliers chantant de Bondy. Quelques années plus tard, après avoir attendu impatiemment d’avoir l’age requis, j’ai rejoint à mon tour la chorale. J’avais 6 ans à peine.
Qu’est-ce que t’a apporté la chorale ?
Enormément. J’y ai gagné une éducation musicale, une expérience de la scène et j’ai aussi appris très t?t à être autonome. Nous partions en tournée deux ou trois fois par an et nous nous étions sur scène presque tous les soirs.
Ensuite ?
Après avoir quitté la chorale à l’age de 12 ans, je me suis rapprochée de plus en plus de la musique noire américaine. J’ai bien s?r continué à chanter et j’ai rejoint une autre chorale quelques années plus tard, à l’age de 17 ans. La chorale ? We are one ?, basée à Paris, est une des premières chorales RN’B/ Soul/ Gospel de la région parisienne. Un bon nombre de chanteurs RN’B sont passés par cette chorale, Willy Denzey, Jimmy Sissokho, Trade Union, Abysse, Pierre Darmon et d’autres. Grace à elle, j’ai fait mes premiers pas sur la scène RN’B parisienne. J’ai commencé par des tremplins et des show cases, en tant que choriste ou soliste, dans des salles telles que le Réservoir, l’Opus, le Trabendo, la Scène. Je me suis aussi rapprochée du jazz et je chantais dans des pianos bars et jams. J’ai vite ressenti le désir de composer mes propres chansons et de jouer un instrument. J’ai commencé à jouer de la guitare et à écrire.
Pourquoi es-tu partie aux US, tu croyais à l’American dream ?
J’avais 19 ans et je voulais enfin vivre de ma passion. Après avoir fait une année de fac de langues, j’ai d? sérieusement réfléchir à mon avenir. Je faisais de plus en plus de scènes et j’avais de moins en moins d’intérêt pour les cours. Le déclic est arrivé un jour en amphi. J’ai regardé autour de moi et j’ai réalisé que j’étais là pour rien, que de toutes les manières, ce serait la musique ou rien. J’ai donc décidé de construire ma carrière, quitte à travailler dur. Les US, parce que c’est le berceau de la musique que je fais. Je voulais à la base me rapprocher des racines de la musique soul pour mieux la comprendre, et donc mieux la ma?triser. En allant à New York, mon but premier était d’apprendre et de progresser.
Et le rêve américain, alors ?
J’ai commence à vraiment y croire une fois sur place. Pour la première fois, je pouvais dire tout fort que je voulais devenir une ? star ? sans que personne me regarde comme si je n’étais pas très nette. Je me suis aussi dit que plus je viserais haut, plus j’irais haut. Et l’American dream, comme tu dis, c’est difficile d’aller plus haut…
Ta vie là bas, c’est comment, qu’est ce qui a changé?
J’ai énormément changé. étant arrivée très jeune à New York, ma vie ici a influencé la personne que je suis devenue. A 19 ans, on n’est pas encore adulte. J’ai grandi en France et suis devenue adulte aux états-Unis. La vie à New York est super quand on est jeune, actif et qu’on n’a pas peur de bosser, surtout. Je vis en collocation avec une autre chanteuse fran?aise, avec qui je partage beaucoup la scène. J’ai des amis très proches, tous plus agés que moi, qui m’ont pris sous leurs ailes. Et puis beaucoup de musique. Je passe beaucoup de mes journées à travailler ma voix et ma guitare, à écrire. Le reste du temps je suis en studio ou en concert.
Vis-tu de ta passion ?
Oui, je m’en sors. Je bosse en tant que choriste, je chante dans un orchestre pour des mariages et soirées privées. J’ai aussi enregistré un album avec un groupe anglais assez connu qui s’appelle Us3. J’ai passé la majeure partie du printemps/été 2007 en tournée à travers l’Europe avec eux et ?a m’a permis de vivre pendant un petit moment. Le reste du temps, je fais des petits boulots, histoire d’arrondir les fins de mois.
Quel regard portes-tu sur les rencontres que tu as faites ?
Je dirais que toutes les rencontres que j’ai pu faire ont été importantes. Chacune m’a menée à la prochaine. C’est très intéressant, je peux retracer le schéma depuis l’age de mes 17 ans. Une rencontre très importante que je pourrais citer est celle de l’ami new-yorkais que j’ai rencontré à Paris à 18 ans. C’est lui qui m’a vraiment encouragée et motivée à partir et qui m’a fournie un pied-à-terre a mon arrivée là-bas. Ensuite, j’ai eu la chance de rencontrer ou travailler avec des gens comme Winton Marsalis, Van hunt, Martin Luther, Us3, Pras et Wyclef des Fugees.
Quel est ton style musical ?
Soul d’une manière générale. Je suis influencée par tout ce qui est soul, R&B, funk, disco, jazz, hip hop. Je fais partie d’un groupe avec 2 rappeurs, Akil Dasan et Randy Mason. On fait un mélange de hip hop, soul et pop. Le groupe s’appelle The Crowd.
Propos recueillis par Stéphanie Varet

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lundi 11 avril 2011

M. Besson, vous prendrez bien un peu de poulet au KFC !

Le poulet du KFC de Chatelet, à Paris, a un go?t un amer pour un certain nombre de ses salariés, en grève depuis le 23 mars. Au même titre que ceux de Continental où de Caterpillar, ils ont décidé de croiser le fer avec leur direction afin de sauver leurs emplois. Non pas parce que le leader de la restauration rapide de recettes à base de poulet va déposer le bilan, mais parce qu’ils sont sans papiers, et à ce titre, ils risquent de se faire licencier d’un moment à l’autre.
Ces salariés silencieux jusqu’alors, sont pour la plupart confinés aux basses ?uvres. Ils sont commis de cuisine, agent de nettoyage, travaillent dans des conditions exécrables ; ils sont en poste dés l’aube et ne rechignent jamais à la tache. Ils viennent du Sénégal, du Mali, de Mauritanie, sont arrivés en France il y a plus de dix ans à bord de bateaux vétustes au péril de leur vie, avec femme et enfant.
Aujourd’hui, ils sortent de l’anonymat, synonyme d’un possible aller sans retour pour l’Afrique. Mamadou, agé de 40 ans, originaire de Dakar, est l’un d’eux : ? Cela fait sept ans que je suis en France, j’ai intégré le KFC il y a quelques années, j’ai toujours travaillé dans ce restaurant, re?u des fiches de salaires, j’ai toujours déclaré mes imp?ts, j’ai une carte de sécu, j’ai tous les papiers sauf le plus important, ma carte de séjour. ?
C’est lorsque le directeur du restaurant des Halles a commencé à licencier un certain nombre de ses employés pour défaut de carte de séjour, que tous ont décidé d’être solidaires, persuadés que leur tour viendrait : ? Quand on a appris qu’un de nos collègues risquait d’être licencié parce que sans papiers, c’est là qu’on a décidé de se mettre en grève avec le soutien de la CGT, explique Mamadou. Pour nous, la grève, c’est dur, car on n’est pas payés durant cet arrêt de travail, mais on combat pour être libres. ?
Sur la rue piétonne qui passe devant le KFC des Halles, restaurant de la cha?ne qui réalise le plus gros bénéfice de France, les sans papiers haranguent les passants, afin d’alerter l’opinion publique sur leur situation administrative et leur condition de travail. ? Certes, nous travaillons huit heures par jour, pour huit euros de l’heure, dit Traoré, Malien de 30 ans, mais demain, si nous tombons malades, nous ne serons pas indemnisés, si nous sommes licenciés, nous n’aurons pas droit ch?mage, c’est quoi ?a ? De l’exploitation ni plus ni moins. Nous ne prenons le travail de personne, nous faisons le job que personne ne veut faire, on a besoin de nous, il faut donc nous donner les papiers. ?
Ces salariés en débrayage sont optimistes, persuadés qu’au final, ils obtiendront le fameux sésame, d’autant plus qu’il s’avère que la direction tolère ce mouvement de grève, tant que les grévistes ne gênent pas la bonne marche du restaurant. Il est évident que pour KFC, ce mouvement est un moyen indirect de faire pression sur les pouvoirs publics, afin qu’ils régularisent des salariés travailleurs et dociles, comme nous le confirme un salarié, avec des papiers, celui-ci : ? Franchement, les Africains, ils bossent bien, on n’a jamais de problème avec eux, ils sont à l’heure, jamais ils ne se plaignent, c’est le rêve pour un patron ; pour le KFC, c’est retour sur investissements direct, c’est pour cela que je pense qu’au fond d’elle-même, la direction serait heureuse qu’ils soient tous régularisés. ?
En ces temps de crise où des salariés séquestrent des patrons, bloquent le taxi de leur boss, jettent des ?ufs sur leurs cadres dirigeants, l’Africain du KFC, lui, est ? gentil ?. Monsieur Eric Besson, allez, un petit effort, ils feront sans aucun de bons Fran?ais.

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lundi 4 avril 2011

Entré perturbé en prison, Nadir en sortira « dingue »

C’est un jeune couple, dont le destin a été bouleversé à coups de sabre. Latifa et Nadir, respectivement 18 et 19 ans au moment des faits, habitaient le sud de la France. Elle était enceinte de lui, il était à la recherche d’un emploi. Elle avait arrêté sa scolarité t?t à cause d’une première grossesse à 17 ans d’un autre gar?on et cherchait à intégrer une formation. Leur situation était des plus délicates.
Il y a trois ans, les nerfs de Nadir le font basculer dans le chaos : un après-midi, alors qu’il est ? posté au quartier ? avec des amis, une altercation éclate avec un petit groupe d’individus. Pluie d’insultes. La mère de Nadir décédée quelques mois auparavant en prend pour son grade. C’en est trop pour Nadir : qu’on salisse sa mère lui fait ? péter un cable ?. Il lave l’affront à coups de sabre. ? Il s’est déchainé et a perdu le contr?le de lui-même. La preuve, il ne se rappelle pas de ce qui s’est passé à ce moment, c’est un trou noir… ?, raconte Latifa. Les victimes de la furie de Nadir ont survécu à leurs blessures mais en ont gardé des traces.
Le procès qui a suivi, Latifa le voit comme une injustice : ? Il (Nadir) est resté enfermé en attendant son procès durant un an et demi, et il n’a pas vu na?tre son fils. ? C’est le manque d’? équité ? et d’? humanité ? que Latifa pointe du doigt : ? Pendant qu’il attendait son procès en prison, il y a eu un incendie dans sa cellule. Il a été grièvement br?lé sur une grande partie de son corps. ?
Latifa pense alors que les séquelles physiques de cet incendie, ajoutées au fait qu’il avait à ce moment-là passé un an et demi déjà derrière les barreaux en préventive, plus un casier judiciaire vierge, vont peut-être permettre à son compagnon de s’en sortir avec une peine réduite. ? Il n’en a rien été. Il s’est pris cinq ans fermes ! ? Le juge, selon Latifa, ? n’a pas eu de c?ur. Bien s?r, Nadir avait blessé des gens violemment, mais il a lui aussi souffert d’un incendie en prison, et lorsqu’il a attaqué le petit groupe au sabre, il n’était pas bien à cause de sa mère décédée. ?a n’excuse pas tout mais ils auraient pu essayer de le comprendre et lui infliger une peine moins sévère. ?
Aujourd’hui, il reste deux ans à Nadir avant d’être libre. ? Son état mental s’est dégradé, rapporte Latifa. Il est devenu terriblement sombre et dur. Dans ses moments de colère, Il n’arrête pas de dire qu’à sa sortie il va tout faire péter. Il se méfie de tout le monde. ? Nadir est entré en prison alors qu’il sortait de l’adolescence. Trois ans plus tard, le voilà père et responsable d’une famille à distance. Ces changements brusques dans sa vie ont provoqué un cocktail explosif. ? C’est normal qu’il soit devenu comme ?a. Il me raconte sa vie là-bas, et encore il ne me dit pas tout . C’est extrêmement difficile, il a vu des codétenus se faire poignarder en allant en promenade. Il doit lui aussi assurer ses arrières et éviter tout incident. Il est constamment sur les nerfs. ?
A quoi ressemblera Nadir, ? libre ? ? Latifa en a une idée à travers Abou, un ami qui a récemment quitté le monde carcéral : ? Abou était du genre calme et aimait plaisanter. A sa sortie j’ai retrouvé un homme au regard vide, il sursaute au moindre geste brusque et je ne sais pour quelle raison, il doit laisser la porte de sa salle de bain ouverte quand il se douche. Je me demande comment sera Nadir à sa sortie, et c’est ce qui me fait peur. ?
La réinsertion de ces ex-taulards qui ont payé leur dette à la société, comme on a coutume de dire, est la seule question qui vaille : 60 % des détenus ont à nouveau affaire à la justice après leur libération.
Aladine Zaiane

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